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1 Conversion automne 1978 - Mathieu 28, 20 - Je suis avec vous, tous les jours

Matthieu 28, 20 - Je suis avec vous, tous les jours.
Conversion à l'automne de 1978

À l’automne de 1978, j’entamais mes études de niveau collégial à Rouyn-Noranda. Toutefois, dans les deux ou trois jours qui ont précédé mon départ de Val-d’Or (situé à environ 110 km de Rouyn-Noranda) pour les études, ma copine d’alors m'avait mentionné des transformations de sensibilité au niveau des seins accompagné de légères douleurs à l'estomac. Je savais que cela pouvait être des indices qu'une fécondation avait eu lieu, et qu'une grossesse était peut-être entamée.  Elle arrivait à quinze ans.  J'en avais dix-neuf.
 
La peur, ou plutôt l'appréhension de la tournure que mon avenir pourrait prendre à partir d'une grossesse non planifiée faisait en sorte que l'idée d'un avortement me revenait des fois.  Ce serait une solution facile sur le coup, mais la facilité n’était pas la seule considération. Est-ce que ma "liberté d'action" était plus importante que la liberté de respirer, de grandir, de penser, de jouer et apprendre d'un enfant à naître ? D'un autre côté, qu'est-ce qui empêcherait un avortement de plus ? Pourquoi est-ce que je me donnerais des restrictions morales sur la question s'il y en a tant d'autres qui n'en ont pas ?
 
Je devais admettre que ma conscience était formée jusqu'à un certain point à croire que nous étions trop sophistiqués comme êtres vivants pour être le résultat de simples coïncidences, sans origine et sans but.  Il y avait une intelligence, pour dire le moins, qui a eu sa part à voir dans les séquences et suites de coïncidences aboutissant à la vie sur la Terre.  Mais qui était ce créateur, ce Dieu ?
 
Qui est ce Dieu ?  En septembre 1978, c'était une question qui me préoccupait beaucoup.  J'étais acculé au mur :  je faisais face à une possibilité très réelle d'une grossesse non planifiée, et je ne voulais pas commettre d'erreur, considérant toutes les conséquences qui en découleraient.
 
Je devais puiser à deux endroits pour chercher la réponse : un endroit se trouvait au plus profond de moi-même, en passant en revue l'ensemble de mes motifs et des valeurs qui les conditionnaient; ce fut l'exercice où j'ai eu à porter un regard franc sur moi-même, sans artifice, sans fausse gloire. Je devais faire un triage de ce que je voulais faire croître.  L'autre endroit où puiser, à l'extérieur de moi-même, serait dans une vérité finale, universelle et réelle.  Dans ce contexte, la recherche de Dieu par des repères en religion méritait au moins une audition, une chance.
 
Pendant cette période de recherche, j'ai commencé à feuilleter le Nouveau Testament.  Ensuite, je l'ai lu, d'une couverture à l'autre.  J'ai appris beaucoup de choses par cette lecture, et j'ai développé un sens des Écritures que j'ai nourri depuis ce temps.
 
Intérieurement, j'ai pris conscience qu'il y avait quelque chose d'enraciné en moi qui me faisait prier tout en réfléchissant, tout en lisant.
 
Le fait de lire dans les Saintes Écritures me portait à prier.  Je priais pour connaître la Vérité.  Si Dieu entend, j'aimerais qu'il me réponde.  Est-ce que je devais accorder aux enseignements de Jésus toute la crédibilité que je croyais devoir leur accorder (je ne sais trop par quel instinct, ou pulsion, ou mouvance).  J'avais besoin d'un signe, d'une indication, d'une réponse… Toutefois, de là à déranger l'autorité, si autorité il y a, derrière toute la magnitude de l'univers, je me trouvais présomptueux à présumer qu'une réponse me soit dûe.
 
Tout de même, intérieurement, ma prière se continuait.  Je récitais intérieurement de façon spontanée le Notre Père, ayant lu dans les évangiles que Jésus lui-même l'avait enseigné.  Et je priais souvent :  « Dieu, où es-tu ?  Qui es-tu ? Que dois-je faire ?  Où sont les réponses ?  Le message de Jésus venait-il vraiment de Dieu ?».

Dans les moments où je passais en revue mon cheminement de vie et ce à quoi j'était confronté, les orientations que je devais me donner, les choix à prendre, il m'arrivait de tout résumer le moment en une phrase : «J'en ai parlé au Bon Dieu».
 
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
 
En évaluant les scénarios possibles pour l'avenir, selon l'éventualité où je relèverais le défi d’élever un enfant avec mon amie, je me demandais si elle aurait les ressources de caractère assez développées, assez altruistes pour qu'on puisse se seconder ?  Elle arrivait à peine à quinze ans.  J'avais cette question précise dans la tête au moment où, par curiosité, j'ai pris entre les mains un petit livre apporté par ma sœur avec qui je partageais le loyer d'étudiant.  Le titre était : The Story of a Soul ou, en français, L'histoire d'une âme.  C'était l'autobiographie d'une religieuse ayant vécu à la fin du 19ième siècle, en France.
 
En l'ouvrant au hasard, uniquement pour le feuilleter, je suis arrivé sur ce texte : Ce fut le 25 décembre 1886 que je reçus la grâce de sortir de l'enfance.  L'auteure raconte un événement qui se produit alors qu'elle approchait son quatorzième anniversaire de naissance, où elle est parvenue à un stade de maturité plus avancé, dans l'espace d'un événement. J'ai remarqué le parallélisme, la coïncidence, entre ma pensée précédente et le thème de la phrase que j'ai lue en ouvrant le livre. Ma curiosité était saisie. Au fait, il y avait une part d'étonnement : quelles sont les chances, mathématiquement parlant, que je médite dans le secret de mes pensées sur des ressources de caractère assez développées et que j'arrive sur un texte portant sur la grâce de sortir de l'enfance? Coïncidence arrangée? Quelqu'un a lu dans le secret de mes pensées? J'ai continué à lire, et j'ai lu le livre en entier, dans les jours qui ont suivi, et je l'ai relu plusieurs fois depuis. C'était l'autobiographie de Thérèse Martin, ou Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (Sainte Thérèse de Lisieux), dont le Pape Pie X (qui sera canonisé saint, lui aussi) a dit qu'elle était la plus grande sainte des temps modernes. Elle avait enseigné, peut-être sans le savoir, que l'essentiel de la vie était de vivre par amour de Dieu, et que cela doit se refléter dans toutes les choses de la vie, qu'elles soient grandes ou petites.  C'est ce qu'elle appelait la petite voie de la sainteté.  Au fait, elle a marqué toute une époque de l'Église, où un retour aux sources, à l'essentiel, dans la prière méditative et contemplative, accessible à tous, a été illustré dans la simplicité de la vie de tous les jours.  Ce n'est qu'après son décès, lorsque le récit avait été publié, que la grandeur de sa mission est devenue apparente. Le don de soi, qu'elle s'était fait proposer, dans l'Esprit, et auquel elle avait répondu par le don complet de sa personne, avait servi.  De nombreuses personnes peuvent témoigner de l'impact ou de l'influence qu'avait eu, dans leur vie, ce qui avait été enseigné par la vie de Thérèse Martin.  Les façons et circonstances par lesquelles les gens ont été rejoints dans leur vie de foi relèvent souvent du miraculeux, ai-je constaté au fil de mes lectures. J'ai en mémoire aussi la façon dont j'avais fait la rencontre de Sainte Thérèse.  Avant son décès, elle avait promis de passer son ciel à faire le bien sur la Terre, à laisser tomber une pluie de roses sur la Terre. L'expérience mystique de plusieurs en atteste.  En 1997, cent ans après son décès, elle a été nommée Docteur de l'Église, titre rare partagé par seulement quelques saints et saintes canonisés.

Et je vous soumets ceci : au moment où j'ai lu L'histoire d'une âme, j'ai reçu une leçon sur le bien-vivre. On m'avait, il me semble, présenté Sainte Thérèse de Lisieux, et les circonstances ont fait qu'une excellente guide mystique me fut proposée.
 
Ce que Thérèse Martin avait enseigné était tout empreint de l'Évangile, adapté à la vie courante, ou plutôt, elle avait démontré comment adapter la vie courante à l'Évangile. C'est ce qu'elle appelait La petite voie.
 
Le moment de vérité
 
Le 15 septembre 1978 je me suis rendu à Val-d'Or par autobus à partir de Rouyn-Noranda.  Je n'avais pas vu mon amie depuis trois semaines. C'était le moment de vérité.  Était-elle enceinte ?

Vers vingt heures, je me suis rendu chez elle.  Elle m'a accueilli dans le salon.  Je lui ai demandé de mettre son manteau, n'osant pas prendre de ses nouvelles devant sa mère.  Rendus dehors, je lui ai demandé si elle avait eu ses menstruations.  Elle m'a répondu, les yeux tout grands : "Non, et à l'hôpital ils disent que je le suis".
 
Nous avions continué à marcher.  J'avais l'impression que les dalles du trottoir étaient moins solides que ce qu'elles paraissaient, comme si je pouvais passer à travers à n'importe quel instant.  La nouvelle était bouleversante, pour dire le moins. Nous avions marché et parlé pendant presque deux heures.  Pour l'instant, la "grossesse" demeurait un secret.
 
Je me trouvais devant un fait accompli.  J'arrivais à peine à croire ce qui se produisait.  Toutefois, j'avais anticipé la possibilité.  J'avais puisé profondément à l'intérieur de moi pour évaluer mes ressources et mes limites, mon potentiel et mes valeurs de base.  Je savais aussi que je devais tenir compte d'une vérité universelle, plus profonde et plus durable que mon égocentrisme.
 
Le samedi après-midi, j'en suis arrivé à une décision.  J'étais alors seul dans le logement de ma grand-mère (elle était décédée depuis le printemps précédent).  Je me suis dit que même si cela changeait beaucoup de choses à mon avenir, que si mon éducation était compromise, et que je travaillerais à un emploi bien en dessous de mon potentiel, et qu'en plus la relation de couple de mon amie et moi comporterait des risques et des défis, mais que si je donnais le meilleur de moi-même pour l'enfant, cela aurait valu la peine, quel que soit l'avenir.
 
Après que j'en suis arrivé au choix pour la vie, quel qu'en soit le coût et le risque, j’ai ressenti une grande paix intérieure, une joie paisible.  La vie était belle, malgré les difficultés.  Je savais intérieurement que ce que j'avais décidé était juste aux yeux de Dieu, bien que j'en étais au tout début de mon apprentissage.  Il y avait cette paix qui me disait que ma décision était bonne, dans les rayons du soleil d'un après-midi de septembre 1978.
 
En soirée, j'ai dit à mon amie qu'elle n'était pas seule dans ce qu'elle vivait, que je l'accompagnais et que je m'engageais au niveau de ma responsabilité.  Nous verrions dans le temps et les événements comme nous nous y prendrions.
 
À la fin septembre, elle a eu ses menstruations de façon régulière, ce qui dissipait tout doute : elle n'était pas enceinte.  La leçon avait très bien servi. Il n'y avait aucun changement à prévoir à court terme dans mes projets, mais j'avais anticipé la suite, au mieux de mes capacités. L'événement m'avait obligé à puiser dans mes valeurs essentielles, et un éveil à la foi avait eu lieu.  Malgré le fait que la période de tensions et d'inquiétudes était passée, la réflexion et la recherche sur la foi en relation avec mon milieu de vie se poursuivaient.
 
…combien plus le Père donnera l’Esprit…
 
Quelques jours plus tard, je me trouvais dans la bibliothèque du CEGEP.  Je devais traduire un texte de l'anglais au français pour un travail d'équipe dans un cours de psychologie.  Je cherchais donc un dictionnaire français-anglais dans le classeur des cartes des livres de références.  Dans "D" pour dictionnaire se trouvaient les titres de toutes sortes de dictionnaires (musique, géographie, géologie, etc...) mais je ne parvenais pas à trouver un dictionnaire français-anglais.
 
Une carte du classeur avait attiré mon attention, à cause de son titre et de la description qui y était notée, et que je trouvais intrigant. C'était : Dictionnaire encyclopédique préparé en collaboration par des hommes de sciences catholiques en réponse aux questions posées par les sciences humaines.  J'ai noté le numéro de référence et j'ai cherché le livre.  J'ai découvert qu'il se trouvait dans la section des livres de Théologie.
 
J'ai repéré le dictionnaire en question, une très vieille édition présentée en deux tomes.  J'ai pris un des deux livres et je l'ai ouvert au hasard pour le feuilleter, arrivant ainsi sur un texte qui discutait d'un récit biblique où Dieu moula la forme d'un homme avec de la glaise et lui souffla dans une narine.  Bien que cette représentation ne soit ni un exposé scientifique, ni un récit historique, il reste qu'elle relate un fait : quelle que soit la façon dont s'est déroulée la création de l'homme, le fait demeure que nous sommes trop sophistiqués en tant que créatures, comme phénomène biologique, pour que l'homme se soit créé lui-même.  L'évolution des espèces explique plusieurs éléments qui se retrouvent dans la présentation actuelle de la création, mais l'effet (la Création) ne délimite pas la cause première (le Créateur) : la Création est tout simplement trop remplie de merveilleux, l'être vivant est bien trop bien pensé pour être auto-créé. C'était ma réflexion lorsque j'ai lu les quelques lignes dans le dictionnaire.
 
J'avais remis le livre à sa place et j'ai regardé un peu ce qu'il y avait autour, dans le même rayon.  J'ai regardé aussi derrière moi, et je me suis aperçu qu'il y avait là les rayons des livres de psychologie.  J'ai pris un de ces livres, un volume d'une encyclopédie en psychologie et, l'ouvrant au hasard pour le feuilleter, je suis arrivé sur un texte qui portait sur l'amour.  Le texte disait que la science de la psychologie pouvait faire des observations sur l'amour, mais ne pouvait pas vraiment l'expliquer, le définir.  Le fait de vouloir le bonheur d'une autre personne au point de se priver de son confort à soi, de sa sécurité, n'était pas totalement explicable, selon l'auteur du texte.  J'ai trouvé cela étonnant comme affirmation, mais en même temps, les paroles d'un chant liturgique me sont venues en mémoire, et dont je me souviens seulement du refrain :
   Dieu est Lumière,
 Dieu notre Père».

J'avais trouvé remarquable la coïncidence repérée dans la séquence des textes lus dans les deux livres que j'avais ouverts, à environ deux minutes d'intervalle.  Un affirmait que le monde avait un Créateur, représenté symboliquement par le souffle dans la narine, le deuxième disait que le phénomène de l'amour dans l'humanité n'est pas entièrement saisissable par la science de la psychologie.
 
Sur le moment, je n'ai pas prêté d'attention particulière à ce qui s'était produit.  Ce n'est qu'au bout de trois ou quatre jours, pendant un moment de prière et de méditation, que j'ai fait un lien entre ma prière et l'événement. Au fait, je priais toujours pour un signe, et le souffle m'a manqué momentanément lorsque j'ai concédé pour la première fois qu'il pouvait s'agir d'un signe donné en réponse à une prière sincère.  L'événement prend sa signification, prend du relief avec les années, lorsqu'il est mis en relation (rétrospectivement) avec toute une série d'autres évènements qui se sont présentés par la suite.  Ce fut comme une Somme théologique donnée au tout début d'une longue leçon, la réponse d'examen soufflée à l'oreille pour comprendre dès le début une série d'enseignements.
 
J'étais en quête d'une vérité universelle, d'une réalité finale, d'une cause première.  Il m'a été donné la clé pour comprendre l'essence de ce qu'est La Voie, la Vérité et la Vie.
 
La clé qui donne à comprendre ce que Jésus avait enseigné s'y retrouve, résumé à l'essentiel, en quelques mots :
 
"Tu as été créé par l'Amour, pour l'Amour".
 
J'ai conservé le souvenir de cet épisode, au fil des ans.  Il n'y avait pas que de la coïncidence : les événements qui ont suivi au cours des années me permettent de croire que j'avais eu de l'aide pour ma recherche.  Je priais de façon gratuite et sincère, seul et en silence, et je crois qu'il y avait une oreille attentive à mes prières.
 
Un reflet de ce qui s'y était produit se trouve dans cet extrait de l'Évangile de Luc (ch11, v13) :
 
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient.
 
J'avais conscience que je cherchais la vérité, et que je cherchais hors des sentiers battus, une recherche sans encadrement ni guide pastoral. J'avais conscience aussi que quelques événements-clés se sont produits à des périodes de temps opportuns, avec un impact pédagogique. J'avais conscience que je vivais un événement continu, presque unique, avec peu de repères ou de points de référence, ailleurs que dans la prière. J'avais l'impression nette que je bénéficiais d'un accompagnement spirituel réel, et que je vivais une expérience mystique authentique, un apprentissage réel. Et je souligne ceci : l'enseignement essentiel que j'ai perçu à l'automne de 1978, c'est l'Amour de Dieu, à la fois à la source de notre existence, et aussi notre destinée. Jusqu'alors, on ne m'avait pas enseigné que Dieu nous avait aimé le premier. Non, je connaissais très bien, comme la plupart des catholiques connaissent très bien, les lois et les prescriptions de l'Église. Les catholiques connaissent très bien leur Église (et depuis 1978, nous en avons appris beaucoup aussi sur l'Église et les us et coutumes de l'hiérarchie. La gloire, le pompe et l'autorité sont remis en question). Avec le temps, je me pose la question à savoir si la masse des pratiquants, reduite à 1 ou 2% de la population ambiante, a fait la connaissance, intime et très présente, du Ressuscité. Bref, Aimez-vous les uns les autres était perçu comme un commandement, pendant de nombreuses générations. Ce que j'ai apprès à l'automne de 1978, c'est que cela découle du fait que Dieu est Amour, et Dieu est présent en nous, parmi nous. J'ai appris que je suis un enfant de Dieu, comme tous les autres humains, enfants d'un même Père. Je n'ai pas regardé une autre personne de la même façon qu'auparavant, depuis l'automne de 1978, sachant que l'Esprit du Ressuscité habite aussi cette personne.
 
Quand intérieurement je repassais en revue les événements, pour faire le point, en plus de résumer l'état des choses par une phrase, J'en ai parlé au Bon Dieu, je rajoutais, et il m'a répondu.
 
Il m'arrivait alors souvent en mémoire, spontanément, un texte de l'Évangile, où il est dit qu'il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, que pour quatre-vingt dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion".(Luc15,7).
 
Une conversion était bien entamée, nourrie et guidée dans la prière.  Je me souviens que je me couchais le soir, heureux de la foi redécouverte en moi.  Je me demandais ce que je pourrais faire pour que d'autres puissent partager cette joie.  Je me souviens qu'un soir, alors que je méditais ce désir de partager ce que j'avais trouvé, j'ai eu la pensée, quelques mots qui m'ont traversé l'esprit : Peut-être dans cinq ans. Était-ce une voix intérieure, ou était-ce une simple réflexion ? De toute façon, cela est venu de façon spontanée.  C'était en octobre 1978.

Deuxième texte : Appel en 1983
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