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4 Parole prophétique 27 mai 1984 - Mathieu 28, 20 - Je suis avec vous, tous les jours

Matthieu 28, 20 - Je suis avec vous, tous les jours.
Parole prophétique - 27 mai 1984

En 1984, les 25-26-27 mai, a eu lieu le Congrès Charismatique de Rouyn-Noranda.  On m'avait demandé de participer à l'animation musicale, et nous étions un groupe de huit musiciens à et répéter et jouer pour une chorale d'une vingtaine de personnes.

Au mois de mai, à environ une semaine du congrès, nous avions assisté à une rencontre en plénière de tout le personnel affecté au congrès, que ce soit de la décoration du Forum de Rouyn au placement des chaises en passant par l'équipe des animateurs.  Nous avions commencé la réunion par la prière, accompagné du chant en langues par celles qui en avaient le don, chacune chantant des paroles différentes, mais le tout s'harmonisait, comme des branches et feuilles d'un arbre lorsqu'elles sont remuées par le vent ; chacun peut bouger différemment de l'autre, mais chacun participe à sa façon à un mouvement d'ensemble.  Après le chant en langues, il y a eu des prophéties en langues, sous forme de chants, qui ont été traduites par des personnes qui avaient cet autre don.  Quelquefois, les traductions se faisaient sous forme de chant aussi.

Je constatais que ces chants en langues et leurs traductions, qui avaient des styles de rythme et de tempo différents, étaient drôlement bien composés, sans hésitation pour le rythme, et sans arrangement boiteux pour les mots qui s'inséraient à merveille dans les strophes.  C'était beau à entendre, beau à s'en émerveiller. La qualité artistique de ces chants est telle que je dois écarter la possibilité que ces gens aient pu les composer de façon totalement improvisée. Cela m'émerveille à chaque fois.  Les traductions étaient des paroles d'encouragement, et un appel à continuer dans le travail et la prière et à faire ce que nous pouvions pour répandre la Bonne Nouvelle, à tenter de vivre l'Évangile, et à vivre dans la joie de savoir que Dieu est près de nous, qu'il est avec nous.

Après cette période de prière et de louange, nous avions eu la présentation du programme de la fin de semaine, des services d'hébergement et de repas qui étaient organisés, les noms des conférenciers qui seraient présents et un peu de tout ce qui touchait l'organisation du congrès.  Et en plus, nous avions reçu les paroles d'encouragement au début de la rencontre. Je crois que cette réunion d'avant-congrès avait eu lieu le samedi 19 mai 1984.

Au cours de la semaine qui a suivi, j'avais reçu par la poste l'avis que ma demande d'admission au Collège des Dominicains à Ottawa avait été acceptée. Je débuterais donc mes études en philosophie en septembre 1984, et ensuite en Théologie à partir de septembre 1985.  J'ai donc averti mon employeur, c'est-à-dire l'ingénieur-chef et l'arpenteur-chef à la mine, que je quitterais mon emploi à la fin du mois d'août 1984.  J’ai alors annoncé que je retournais aux études en vue de devenir prêtre.  Je crois que j'ai pris tout le bureau par surprise.  Ce n'est pas le genre de chose qu'on se fait annoncer à tous les jours, même en 1984.

Je reviens au congrès de mai 1984.  Le samedi après-midi, vers 17 heures, nous avions accompagné un chant mais il y avait eu des erreurs dans notre performance musicale, c'est-à-dire que le tempo était censé s'accélérer pour les derniers couplets, ce que nous n'avions pas réussi à faire ensemble.  Nous nous sommes regardés entre nous, et des paroles d'impatience ont été échangées.  Le blâme était mis sur la section batterie/basse, mais nous, nous avions suivi le rythme de la chorale.  Moi, je n'ai rien dit, car on ne m'accusait pas.  Mais j'ai tout de même réagi en fermant mon amplificateur pour les deux ou trois chansons suivantes.  J'avais tout simplement retiré ma participation à la musique, en pensant : 'Jouez par vous-mêmes, les artistes.'  J'étais en colère, mais rien ne paraissait extérieurement, à part le fait qu'il n'y avait pas un son qui sortait de mon amplificateur.  Je n'avais pas participé à l'échange verbal, mais j'exercais mon talent pour bouder. J'écoutais tout de même les paroles des chants que je ne jouais pas.  Entre autres, il y avait le chant Aimez-vous :

Aimez-vous, comme je vous ai aimés,
Aimez-vous, chacun comme des frères,
Aimez-vous, je vous l'ai demandé,
Aimez-vous, aimez-vous.

Je trouvais décourageante l'opposition entre ce que je faisais et ce que je cherchais à vivre.  Il y avait une tendance agressive qui se manifestait en moi.  J'ai donc prié intérieurement : Mon Dieu, comment faire pour changer mon cœur? Où se trouve la guérison qui permet la patience, la tolérance, la compréhension ?  Comment dois-je m'y prendre?

Une des salles Forum était réservée pour le ministère de prière par imposition des mains. Je m'y suis donc rendu. Mais une fois sur place, j'ai appris que les gens affectés à ce ministère s'étaient arrêtés pour une pause d'une ou deux heures, étant donné qu'ils n'avaient pas pu bénéficier d'un temps d'arrêt depuis le matin.  Je suis donc retourné à ma place avec l'orchestre, en me disant que je reviendrai plus tard.

Le lendemain matin, j'ai déjeuné avec les autres musiciens à la cafétéria du Couvent des Sœurs Auxiliatrices à Rouyn-Noranda.  Les conférenciers invités au congrès, soit le Père Émilien Tardif, l'abbé Pierre Rancourt et deux religieuses de la communauté Myriam-Bethléem, déjeunaient à une table voisine de la nôtre.

L'Abbé Pierre Rancourt est venu s'asseoir à notre table, celle des musiciens.  Nous avions parlé de choses et d'autres sur ce qu'il vivait comme prêtre et au cours de la conversation, je lui ai demandé s'il avait le don de prière par imposition des mains.  Il m'a dit que oui, et je lui ai donc demandé s'il pourrait m'accompagner pour une prière.  Il m'a dit que oui, et que cela pourrait se faire avec les autres conférenciers dès que tout le monde aurait terminé de déjeuner.

Quelques minutes plus tard, nous nous sommes assis autour d'une table à la cafétéria.  L'Abbé Pierre Rancourt a expliqué aux conférenciers-invités que nous prierions sur moi.  Le Père Tardif était debout à côté de moi, à ma gauche.  L'Abbé Pierre Rancourt se trouvait debout à ma droite, et il y avait une sœur nommée Louise derrière moi.  Devant moi, assise à la table comme moi, était placée une religieuse nommée Huguette Auger.

Pour la prière, ils ont placé leurs mains sur mes épaules et ont prié en langues pendant quelques instants.  Ensuite, la sœur assise devant moi nous a communiqué une Parole de prophétie, pour moi.  Ce furent les paroles suivantes :

Mon enfant bien-aimé, je t'ai appelé.
J'attends seulement que tu me donnes tout.
Tu verras que lorsque tu m'auras tout donné, tous les obstacles s'aplaniront.
Tu n'auras qu'à avancer dans la confiance ; je serai avec toi.

Jai accueilli ces paroles dans le calme, dans le silence, en prière.

Sœur Huguette Auger a rajouté que j'aurai une spiritualité solitaire, c'est-à-dire que je n'aurai pas mon semblable dans mon entourage, ceci dans le but de me faire vivre une intimité avec Jésus.  Elle m'a recommandé de passer beaucoup de temps devant le Saint Sacrement (textuellement, elle a dit "perdre beaucoup de temps devant le Saint Sacrement"), car ce serait mon point d'appui. Le Père Tardif a rajouté que tout donner signifiait aller jusqu'à sacrifier sa réputation, de ne pas se soucier du qu'en-dira-t-on, de ne pas se soucier de ce que les gens penseront ou diront de moi.  Je savais que cela impliquait que je pouvais être perçu comme étant un déséquilibré, un illuminé, mais de ne pas m'y attarder.

Par la suite, nous avons prié sur Sœur Huguette.  Il y a eu une parole de connaissance dite par le Père Tardif qui disait qu'il y avait des choses que la Sœur avait combattues à l'intérieur de l'Église jusque-là, mais que dorénavant, elle défendrait ces mêmes causes.  Ensuite, le Père Tardif a ouvert sa Bible au hasard, et il est arrivé sur un passage qui racontait comment Paul avait combattu contre, mais se battait maintenant pour la Bonne Nouvelle de Jésus Christ.  Je ne me souviens pas exactement du passage, mais j'avais bien noté mentalement ce que le Père Tardif avait fait : la Parole dans la Bible confirmait la Parole de connaissance.  Rien n'avait été spécifié sur ce que Sœur Huguette avait combattu, mais elle semblait être bien au courant.  C'était le 27 mai 1984, un dimanche matin.

A la fin de l'après-midi, après la messe de clôture du congrès, il y a eu une autre session de ministère de guérison et de témoignages.  Un homme âgé est venu témoigner, avec son épouse, du fait qu'il avait souffert de paralysie pendant quelques années, et qu'il n'avait pas marché jusqu'à la veille (samedi), alors que des gens avaient prié sur lui, par imposition des mains.  Il avait alors reprit l'usage de ses jambes.  Il marchait sur la scène, lentement car ses jambes étaient encore faibles.  Il nous a raconté sa guérison au microphone, et il a tenu à spécifier que l'Abbé Joseph Guiho avait prié sur lui au moment où est venue sa guérison.  Il le pointait du doigt en disant cela.  Le Forum était plein.  Les gens se levaient debout pour mieux voir l'homme qui parlait, et plusieurs en étaient visiblement stupéfaits, car ils n'avaient probablement jamais vu cela auparavant. Pour ma part à moi personnellement, je me souvenais de ce qui avait été dit le matin même, alors que les gens avaient prié sur moi :

Mon enfant bien-aimé, je t'ai appelé.  J'attends seulement que tu me donnes tout.  Tu verras que lorsque tu m'auras tout donné, tous les obstacles s'aplaniront.  Tu n'auras qu'à avancer dans la confiance.  Je serai avec toi.

Je ne savais pas ce que les années me réservaient, mais je savais que Dieu est fidèle, et qu'il m'avait fait une promesse.  Que pouvais-je espérer de plus ?

Le soir même, de retour à Val-d'Or, dans le silence de ma chambre, j'ai prié, à genoux devant ma statue de la Sainte Vierge, et je priais Dieu (avec Marie) en le remerciant pour ce que toute la communauté présente avait vécu lors de ce congrès.  Je le remerciais aussi pour la Parole de prophétie qui m'avait été adressée le matin de ce jour-là.

Je savais que je raconterais aux gens de mon entourage quelques-unes des merveilles que j'avais vues et entendues lors du congrès, mais devais-je raconter l'épisode de la Parole de prophétie ? J'ai demandé à Dieu, dans la prière, si je devais en faire mention ou si je devais le passer sous silence. Devais-je la garder pour moi, ou serait-ce une autre merveille à raconter?  C'est alors que j'ai eu l'inspiration d'ouvrir un livre qui se trouvait près de moi, dans ma chambre (Appel au monde d'aujourd'hui).  Je l'ai donc ouvert, au hasard, et je suis arrivé sur ceci, (page 88 d'Appel au monde d'aujourd'hui) :

Abandonne-toi, ne cherche pas ce que tu dois dire, je serai avec toi.

Mon règne, c'est un règne d'amour et seules les âmes qui me contemplent dans la solitude sont prêtes à aller à mon peuple.  Mes traits sont imprimés en elles et plus rien ne peut briser cette intimité.  Oui, enfant de ma tendresse, l'heure est venue de ne plus séparer mon amour et l'amour de tes frères.  Tu ne sais trop comment, mais Moi, j'agis.  Je te placerai dans l'occasion de faire passer ma Parole.

Je croyais avoir été témoin d'événements merveilleux dans le passé, mais là, j'avais de la compagnie dans le silence de ma chambre. J'en croyais à peine mes yeux.  Les thèmes solitude-contemplation-intimité avec Dieu-apostolat fécond se retrouvaient dans le texte. Ils se retrouvaient aussi dans ce qui m'avait été dit le matin même, alors que les gens avaient prié sur moi. La joie était à son comble. Pouvais-je demander mieux?

Permettez-moi de vous proposer une réflexion : quelles sont les chances, mathématiquement parlant, d'avoir, dans la même journée, une parole prophétique dite au matin, et d'avoir, dans la prière, une réponse à une question précise qui comporte les mêmes éléments contenus dans la parole prophétique, issus d'un livre, ouvert au hasard, à environ 100 kilomètres d'où la prière par imposition des mains avait eu lieu? J'en reviens ici à ma question-guide : les coïncidences sont-elles liées, et, si lien il y a, d'où vient l'initiative?

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